Beaucoup d'entre vous étaient déjà au courant, Onikakushi-hen et Watanagashi-hen, les deux premiers chapitres du jeu Higurashi no Naku Koro ni sortis en 2002, ont été traduits en français et devraient être très prochainement mis en vente.
La version francophone de ce visual novel (certains diront sound novel) très populaire devrait donc être mise en vente lors de la Chibi Japan Expo qui se tiendra à Paris du 30 octobre au 1er novembre pour ensuite être disponible dans les magasins se fournissant chez le distributeur Abysse Corporation. Ceci est toute fois encore soumis à quelques conditions, le cercle 07th Expansion doit ainsi donner son accord maintenant qu'une beta du jeu lui a été fourni, ce qui à priori n'est plus qu'une formalité, et le jeu doit encore être finalisé (l'écran titre et le manuel sont encore à réaliser). Mais d'après le chef du projet, les plus gros obstacles ont été franchis.
Il est intéressant de savoir que tout cela a été rendu possible grâce à une personne se surnommant pbsaffran qui à elle seule a réalisé tout le travail de traduction, s'est occupé de tout le côté administratif et logistique de la chose. Vu tout le travail déjà accompli, on ne peut que lui souhaiter de rencontrer le succès qu'elle mérite, d'autant plus que son contrat ne lui donne pas seulement le droit de traduire ces deux chapitres mais les huits premiers chapitres. Autrement dit, si les ventes suivent, les prochains chapitres devraient également être traduit.
Tant que l'on parle de travail, je pense qu'il serait temps d'avoir un regard critique sur notre entourage. Outre quelques rares initiatives, tels que la traduction en français de Narcissu par Kawa Soft ou cette traduction d'Higurashi, les otakus francophones brillent par leur absence d'investissement personnel dans leur prétendue passion. Cette "communauté" est dominée par des flemmards qui choisissent la facilité en s'inventant divers prétextes, auxquels ils ne croient eux-même qu'à moitié, pour rester inactif et des incapables s'engageant dans des projets vaporeux, plus motivés par le profit et l'éventuelle reconnaissance que par le processus créatif et l'objet de ces même projets. Ironiquement, ce manque d'esprit d'entreprise, de créativité et d'engagement personnel de la part du plus grand nombre tend à déprimer ceux qui ont plus de motivation que les autres. A quoi bon après tout ?
Faire un serveur faisant office de "miroir" pour les cercles développant des freewares et les netlabels, mettre en place un réseau d'importation d'albums de cercles doujin (marché inexploité jusqu'à présent), les possibilités de se rendre utile sont innombrables. Si vous êtes musicien ou chanteur, vous pouvez vous organiser et faire de vrais albums d'arrangements ou de musiques originale plutôt que de vous contenter de faire un buff ou une collaboration en ligne une fois toutes les lunes. Renseignez vous sur le fonctionnement des netlabels ou inspirez vous des cercles doujins. Si vous êtes développeur, vous pouvez concevoir des outils pour des jeux existants, en étendre la durée de vie en les hackant, faire des patchs de traduction, voire créer vos propres jeux (attention cependant à ne pas confondre hommage et plagiat).
Oui, cette tirade fait écho à celle d'Orphi sur Rokkenjima.net sur la flemmardise des otaku français. Nous aimerions voir plus d'action (menées à terme) et de créativité dans notre communauté. All play and no work makes Jack a mere toy.